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Dracula (Ksos Crew)

by Pakito Dracula (Ksos Crew)
Membre
aug 30, 2008, 01PM

“They try to make me go to Saint-Cloud, and I say : No, no, no…” Eh oui, comme on pouvait s’y attendre, la miss n’est pas venue. Deux années consécutives, ça commence à faire beaucoup…
Bref, n’en déplaise à certains de mes amis de la “vraie vie”, voici ma petite review, qui de toute manière sera la dernière, fin de la saison festivalière oblige.
1) Comme pour le Hellfest, la proximité du camping avec le festival est réellement appréciable. Etant donnés les prix des places et de la nourriture sur place, mieux vaut tout ramener au camping. “Vous n’avez pas de bouteille en verre dans votre sac ? Sûr ? On ne blague pas ici avec la sécurité.” Cette phrase, plus un “tâtage” du sac, sans même l’ouvrir, sont les seuls contrôles à l’entrée du camping. Du camping au festival, il n’y a pas non plus de fouille de sac. Autant dire que l’alcool peut couler à flots (on est bien loin des Solidays)... Dans l’enceinte du festival, on peut trouver : une expo photo, quelques “peintures” sur un thème donné, des compilations gratuites… Le festival en lui-même est vraiment sympa, bonne ambiance. Les concerts commencent à 15h, pour finir à minuit.
2) Les Infadels ont ouvert le bal, de l’électro-rock bien péchue, idéale pour débuter un festival (ce qui n’est pas toujours aisé). Apocalyptica ensuite sur la grande scène. Comme pour d’autres groupes, le premier morceau a servi de balances (avec une batterie encore trop forte ici), c’était beaucoup mieux après. Très bon set, avec notamment la très bonne reprise de Seek and destroy. En revanche grosse déception au niveau de la durée, un peu moins de 40 minutes, on est loin des concerts d’une heure et demie du Sziget… Enfin, il faut juste se remettre dans le cadre du classique festival. Le début de The new puritans ensuite. Hmm, n’hésitons pas à le dire, c’était nul. Les bonhommes sont arrivés en retard, et n’étaient pas du tout dedans. C’était nul j’exagère, difficile de juger en quinze minutes, mais ce n’était en tout cas pas du tout accrocheur. Hot Chip sur la grande scène. Très bonne électro-pop. Les types ne paient pas de mine sur scène, mais le son était vraiment très bon. Je n’ai vu que la fin du set de The Do. Deux chansons seulement, mais vraiment bien interprétées. J’étais un peu sceptique quant au groupe, mais force a été de constater qu’ils assurent. Serj Tankian ensuite a été excellent. Meilleur set que j’ai vu de lui cet été, même si plus court qu’au Sziget. Empty walls a terminé les hostilités (au lieu de The unthinking majority qui du coup a entamé le show). Il y a certains groupes que l’on ne connaît que grâce au quizz, c’était mon cas pour Dirty Pretty Things. Eh bien je me suis pris une grosse claque \o/. Le concert était vraiment énorme, du bon gros rock, comme on n’en fait plus tellement finalement. Grosse surprise. Tricky ensuite sur la scène de la Cascade. Hmm… j’ai dû un peu abusé de mon cocktail, parce que je ne me souviens plus de grand-chose :-|. Juste que ça m’avait l’air un peu mou, et que Tricky n’était pas à fond. Jugement altéré par l’alcool ? Bref, REM ensuite sur la grande scène. Bien, mais euh, pas trop envie de ça à ce moment-là. Je suis donc parti voir Wax Taylor, un peu en deça de sa prestation à Garorock, mais vraiment très bon. Bien pour terminé la soirée.
Le lendemain, DB Clifford. De la bonne pop, bien fraîche, toujours sympa en début de journée. Molecule, un groupe “du coin”, nous a proposé un dub/rap/électro bien sympa. A découvrir. Jamie Lidell ensuite, chanteur “funky” sur le label Warp. Cool. La claque du jour s’appelle Scars on Broadway, groupe de Daron Malakian (ainsi que du batteur de SOAD). Vraiment excellent. Beaucoup d’émotions, bonne musique, bon show. A découvrir rapidement. The Jon Spencer Blues Explosion a distillé son pur rock teinté de Blues. Très sympa, assez original. The Roots ont ensuite cartonné sur la grande scène, avec notamment des versions longues de You got me et The seed plutôt exceptionnelles. Le concert de The Raconteurs a ensuite été très bon, avant la première déception, à savoir Justice qui commence bien en retard, très vite suivie d’une deuxième qui explique la première : Amy Winehouse annule à la dernière minute. Trop dégoûté et aigri pour “clubber”, je ne suis même pas allé voir Justice, en plus y avait trop de monde. Heureusement, tout cela s’est fini par un super show de The Streets, qui avait la lourde tâche de jouer à la place d’Amy sur la grande scène.
La saison des festivals ainsi se termine…
“They try to make me go to real life, and I say : No, no, no…”

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3 Replies

Pej.
TG Pej. | aug 31, 2008, 10AM

Quand je pense que j’ai écourté mes vacances, en me disant que, cette fois-ci, Amy Winehouse serait au rendez-vous… un peu dégoûté sur ce coup-là. En plus, les organisateurs ont été en-dessous de tout, n’annonçant l’annulation qu’à la dernière minute, alors qu’ils étaient semble-t-il au courant depuis plusieurs heures (résultat, on a Jack White qui dédicace une chanson à Amy Winehouse en annonçant qu’elle ne sera pas là ce soir dès 20h, sans savoir s’il s’agit d’une blague ou d’une véritable info…).
Bref, j’étais donc là le vendredi, avec malgré tout de bons moments.
Premier constat : le public de Rock-en-Seine est toujours aussi mou, pour ne pas dire froid (un public parisien ?). C’est un public résolument pop-rock, qui ne vient que pour voir UN, voire deux groupes, et se moque assez royalement du reste. Résultat : même des performances excellentes perdent de leur force, ce qui est dommage.
Arrivé seulement à 16h30 avec un ami, juste le temps de passer devant Jamie Liddel, pas mal mais sans plus.
Direction la grande scène pour Scars of Broadway. Pas mon genre de musique, mais c’est vrai que y’avait un bon gros son. Sans être connaisseur, ça faisait malgré tout un peu ersatz de SOAD.
Inutile donc d’attendre la fin du concert, car le show de Jon Spencer Blues Explosion sur la scène de la cascade est prometteur (un inconnu pour moi, mais l’étiquette blues-rock est alléchante). Contrairement à Hypo, je dirais que la force du groupe ne réside pas dans l’originalité, mais au contraire dans le retour à un son résolument “rock”. On se croirait à la fin des années 60, et un fan des Creedence comme moi ne pouvait être qu’enchanté. Là encore, pas le temps de voir la fin du concert, car il est impératif de ne pas rater le début des Roots sur la grande scène.
J’ai eu un peu peur au début, les deux premiers morceaux ne me transportant pas vraiment. De plus, “You got me” sans Jill Scott perd vraiment de sa force (c’est le problème de ne pas avoir de DJ dans ses valises). Heureusement, une petite reprise de Sweet child o’ mine va vraiment lancer les hostilités, suivie d’un petit Led Zep, et la version longue de The seed. Un peu de “Move on up”, et le tour est joué ; la fin du concert est vraiment excellente, et on retrouve les Roots à leur meilleur niveau (on remarquera au passage que le public est plus réactif à un riff des Guns qu’à une reprise de Curtis…).
Un bout de Kate Nash ensuite, pour enchaîner sur les Raconteurs. Un show très honnête effectivement. Juste le temps d’aller se faufiler dans la foule amassée devant la scène de la cascade pour Justice. Enfin c’est ce que l’on croit au début, puisque il faudra patienter plus d’une demi-heure (confirmation qu’il n’y aura pas d’Amy aujourd’hui). Pas vraiment adepte à la base, le show est suffisamment rôdé pour bien rentrer dedans, et suer un peu (au milieu d’une bande de lycéennes en folie, ce qui était assez marrant). Le genre de musique qui se prête à merveille à une performance live la nuit tombée.
Pas d’Amy donc, les Streets faisant la bonne opération de la journée, puisqu’ils vont avoir la grande scène pour eux tout seuls.
Le MC s’est vraiment défoncé, envoyant régulièrement des piques à l’adresse d’Amy Winehouse. Dommage qu’une partie du public n’ait pas joué le jeu, ce qui a semble-t-il agacé le chanteur (et on le comprend). Mais bon, faisant fi de mes voisins rabat-joie, j’ai pu profiter pleinement d’un show très sympa (même si je ne capte vraiment rien à l’accent cockney…).
“I cheated myself, like I know I would. I told you, that I was trouble. You know that I’m no good”...

Dracula (Ksos Crew)
Pakito Dracula (Ksos Crew) | aug 31, 2008, 11AM

Merci Pej pour tous ces détails. Je ne me suis rendu compte qu’après coup que je n’avais pas parlé du public. Effectivement, en plus d’être souvent très jeune et peu réactif, il semble que la plupart ne viennent que pour un concert. Ceci étant dit, que le public soit chaud ou pas ne change pas grand-chose à mon avis sur une prestation, de toute façon quand c’est vraiment bon j’ai tendance à fermer les yeux ^^.
Petite précision, c’est Erykah Badu et non Jill Scott sur You got me. En tout cas d’accord avec toi sur le déroulement du show.
De ce que j’ai ouï dire hier soir, Amy serait retournée à son hôtel pour un prétexte fallacieux, genre récupérer un truc, et on ne l’aurait pu revu. Je n’ai aucune source à donner, ce serait donc cool d’avoir plus de renseignements. J’ai aussi entendu dire que Rock-en-Seine portait plainte contre Amy, et qu’il serait possible pour le public d’être remboursé une partie du ticket.
A suivre…

Pej.
TG Pej. | aug 31, 2008, 01PM

Oops, petite confusion sur Erykah Badu effectivement.
Je pense malgré tout qu’un artiste se donne plus à fond avec un public réceptif. Voir le MC des Streets dire que, promis, il ne nous demanderait plus de faire quoi que ce soit, j’ai trouvé ça dommage.
Pour Amy, j’ai du mal à croire que Rock-en-Seine porte plainte. Il doit y avoir des clauses dans le contrat en cas d’annulation, et sur ce coup là, le festival doit récolter le jackpot (les billets ont été vendus ET ils obtiennent un remboursement de la part d’Amy Winehouse). Comment vont-ils s’y prendre pour dédommager les spectateurs, je ne sais pas trop, car comment faire quand on n’a pas gardé son ticket ?

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